![]() |
| Grippe
porcine/USA: plus de 100 cas recensés jeudi dans le pays
Washington (awp/afp) - Le nombre de cas confirmés de grippe porcine humaine aux Etats-Unis avait dépassé la centaine jeudi, l'épidémie s'étendant dans 13 Etats selon les autorités, qui ont assuré qu'elles disposaient de traitements en nombre suffisant et commençaient à les distribuer. Le nombre de cas est passé à 111, la Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre) et le Minnesota (nord) venant s'ajouter à la liste des Etats touchés, selon les autorités sanitaires. En revanche, aucun nouveau décès n'a été enregistré dans le pays depuis celui d'un enfant mexicain de moins de deux ans, dont la mort au Texas (sud) avait été annoncée mercredi. La Banque mondiale, dont le siège est à Washington, a de son côté annoncé un cas parmi ses employés. Ce cas n'avait pas encore été confirmé par les autorités. Il s'agit, selon la Banque, d'une personne qui s'était rendue au Mexique entre le 13 et le 18 avril et qui a "connu un rétablissement complet et rapide". "Nous n'avons aucune information, et nous n'attendons aucune information sur des pénuries d'antiviraux dans aucun Etat" des Etats-Unis, a par ailleurs assuré le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Richard Besser, au cours d'une conférence de presse. Il a indiqué que des stocks fédéraux de médicaments avaient été acheminés dans neuf Etats et que tous les Etats touchés par la grippe porcine en disposeraient d'ici au 3 mai. Le Dr Anne Schuchat, une responsable des CDC, a affirmé devant la Chambre des représentants que la distribution d'antiviraux avait commencé. "Le gouvernement a acheté d'importants stocks de médicaments antiviraux, Tamiflu et Relenza", a dit le Dr Schuchat, ajoutant que "les tests en laboratoire sur les virus montrent que jusqu'à présent, ils sont sensibles aux médicaments que nous possédons dans notre stock". L'administration américaine avait annoncé lundi que 11 millions de traitements antiviraux contre la grippe porcine issus des stocks fédéraux allaient être distribués pour aider les Etats américains touchés. Le Dr Besser a par ailleurs expliqué que les autorités américaines enquêtaient sur l'origine de l'épidémie, estimant crucial de comprendre pourquoi le Mexique comptait plus de cas graves. "Si l'on peut comprendre cela, on pourra aider notre pays et d'autres pays à empêcher que cela arrive", a-t-il souligné. L'épidémie est source de "profonde préoccupation, mais pas de panique", avait déclaré mercredi soir le président américain, Barack Obama, au cours d'une conférence de presse pour marquer ses 100 jours à la Maison Blanche. Il avait rejeté l'éventualité de fermer la frontière avec le Mexique car, a-t-il dit, "ce serait comme fermer la porte de la grange après que les chevaux se sont échappés". Le vice-président Joe Biden, connu pour ses gaffes, s'est montré beaucoup plus alarmiste jeudi. "Ce n'est pas le fait d'aller au Mexique, c'est le fait d'être confiné dans un avion. Si quelqu'un éternue, cela se propage dans tout l'appareil", a-t-il dit sur NBC, mettant aussi en garde contre les trajets en métro. Le Dr Besser a assuré au contraire que les voyages en avion et en métro étaient "sans danger". Le syndicat professionnel des voyagistes a réagi aux propos de M. Biden, en mettant en garde les personnalités publiques contre toute remarque susceptible d'"enflammer" les esprits dans une période d'inquiétude, et de nuire à des secteurs essentiels à l'économie. ds
|